Don’t go near the pond

We associate the white swan with gracefulness and light, dancing wings – think of Le lac des cygnes. But I wondered watching them in the pond, why ?

I watched them shaking their awkward feathers on the grass. I watched them twist their long necks in pain to quench their thirst, and scaring the nearby ducks to eat the breadcrumbs people gave them (of course you would be scared by that awful neck of theirs). I watched them fight, squeal, and only sometimes they would swim like the ideal I had of Odette.

They say you find beautiful what you’re familiar with – and they’re right. The more I stared at them, the more I wanted to become a swan. Give me a white feather dress and eyes as black as the deep sea. And most importantly, give me this long neck I used to despise. It has to curve like a snake hissing in anger at its enemies. It has to scare the small and big alike. It has to impress by its ugliness.

So I put my head into the water, wanting to feel like a bird, waiting to taste the foam and maybe some breadcrumbs. But it’s too late, I think I’m drowning.


Le cygne blanc est associé à la grâce, à la légèreté des ailes dansantes – il suffit de voir Le lac des cygnes. Mais en les regardant flotter à la surface de l’eau du lac, je me suis demandé – pourquoi ?

Je les ai vus ébouriffer leurs plumes sur la terre ferme. Je les ai vus se tordre le cou douloureusement pour étancher leur soif et faire peur aux canards qui mangeaient les bouts de pain que les gens leur donnaient (bien sûr qu’on devrait avoir peur de leurs cous monstrueux). Je les ai vus se battre, pousser des cris aigus, et seulement rarement ils se mettaient à nager comme l’image idéale que j’avais d’Odette.

Ils disent que l’on trouve beau ce que l’on a l’habitude de voir. Et ils ont raison. Plus je les regardais, plus je me mettais à vouloir devenir un cygne. Donnez-moi une robe de plumes blanches ainsi que des yeux aussi noirs que la mer profonde. Mais surtout, donnez-moi ce long cou qu’auparavant je tenais en horreur. Il faut que mon cou se courbe à la manière d’un serpent sifflant ses ennemis. Il faut que mon cou fasse peur, aux grands comme aux petits. Il faut qu’il impressionne par sa laideur.

Alors je mets ma tête dans l’eau, espérant ressembler à l’oiseau, espérant goûter l’écume et peut-être quelques miettes de pain. Mais il est trop tard, je crois que je me noie.

-sereqoti

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